Cody Chesnutt
Le troubadour de la néo-soul

M es mains ont picoté, raconte-t-il. J’étais en train de chanter devant le micro avec lequel a enregistré Al Green.» Cody Chesnutt a en partie enregistré son troisième album, Landing On A Hundred, dans les Royal Studios de Willie Mitchell, à Memphis. Là où sont passées les plus belles voix de la soul — Syl Johnson, présent toute cette semaine à Cognac, Solomon Burke, Otis Clay, Ann Peebles...

Le guitariste et chanteur, originaire d’Atlanta, s’était fait connaître en 2002 avec les 36 chansons de The Headphone Masterpiece, un premier album enregistré chez lui, dans sa chambre, avec les moyens du bord, et rassemblant une multitude de styles qu’il aime — rock, rhythm’n blues, pop, hip-hop, funk, blues.

Après une longue retraite familiale loin des projecteurs, des démons des strass, des tentations du stress, Cody Chesnutt revient sur le devant de la scène. Avec une soul sociale digne de celle des musiciens engagés des sixties — à l’image d’Is It Because I’m Black de Syl Johnson. Des ruminations sur la vie, la société. Il se fait chantre d’une vie saine. Chante le bonheur d’être père, lui qui a deux filles. Célèbre la joie d’être mari dans Til I Met Thee: «I was a dead man, I was asleep, j’étais un homme mort, j’étais endormi...». Montrant de sa voix mélodieuse qu’il est bel et bien réveillé.


 CONCERT

Vendredi 5 juillet 2013, 21h15, Blues Paradise, Cognac Blues Passions.